Affiche Clameur(s) Dijon 2016

Clameur(s) 2016, c’est fini…

Par Anne, 13 juin 2016

Clameur(s) a réuni plus de 5 000 personnes durant ces trois jours de rencontre à Dijon et plus particulièrement dans la cour de Flore du palais des Ducs et des États de Bourgogne.

Dijonnais, mais aussi visiteurs de passage, ont écouté et participé à ce rendez-vous annuel désormais reconnu et attendu. Organisées par la bibliothèque municipale, les rencontres Clameur(s) se construisent tout au long de l’année en cohérence avec la programmation culturelle de la bibliothèque qui affirme sa mission de développement de la lecture auprès de tous les publics.

Clameur(s) s’affirme dans son concept unique, laissant la parole aux auteurs, associant les artistes, les associations qui, chacun avec leur art, sont invités à débattre ou à s’exprimer sur des sujets de société.

Cette année, Chenôve et Quetigny ont rejoint Clameur(s), ainsi que Semur-en-Auxois qui a organisé des rencontres en librairie et bibliothèque. Toujours avec l’appui du Centre régional du Livre de Bourgogne, des éditeurs Bourguignons et Francs-Comtois ont organisé le marché des éditeurs tandis que les libraires dijonnais ont fait vivre la librairie éphémère.

Merci à tous nos partenaires, aux journalistes, aux auteurs et au public !

L’équipe de Clameur(s)

Retrouvez les comptes-rendus et les albums photo des rencontres sur http://clameurs.dijon.fr

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Retour sur l’édition 2016 : « Migrations – Et toi, d’où viens-tu ? »

Par Marie Hélène Fraïssé

Directrice des rencontres littéraires

Bravant les intempéries,  deux tentes solidement amarrées cour de Flore ont rassemblé un public dijonnais venu écouter battre le cœur du monde, pendant trois riches journées de débats, d’échanges, d’interrogations, d’espoirs, rassemblant finalement plus de 5000  personnes.

Saluons  les auteurs invités,  qui ont surmonté les difficultés d’acheminement et répondu présent à ces rencontres. Tel Benjamin Stora, incontournable témoin de nos mémoires postcoloniales recomposées, venu in extremis porter son message de lucidité et d’ouverture… au prix de 10 h de route dans la même journée, ce qui lui a valu les acclamations du public. Coup de chapeau aussi aux bibliothécaires de la ville, qui ont roulé pendant le double de ce temps pour aller le chercher et le ramener chez lui.

Que de moments mémorables pour cette 4ème édition de Clameurs ! Dany Laferrière a  enchanté la soirée inaugurale de son humour communicatif. Emotions, réflexions, témoignages, se sont succédé, lors de riches échanges d’idées, de textes, de musiques, pour dire ce monde en mutation, en quête de sens et de partage, tandis que chaque jour l’accable de violences nouvelles (au même moment, en Floride, un nouveau crime de masse se perpétrait). Clivages de générations, idées préconçues, peur de l’Autre… bien des frontières du dehors et du dedans restent à abolir, mais l’avenir se dessine : on aura particulièrement goûté la gaîté communicative des jeunes rappeurs de Chenôve, rassemblés autour d’Insa Sané. Gaîté d’autant plus émouvante que leur exercice du « Je me souviens… », écrit à la manière de Georges Perec, disait pudiquement qu’il n’est pas toujours facile, ce chemin venu de si loin…

Dimanche soir, quand la tente fut repliée, le campement levé, chacun rapportait chez lui un petit trésor de paroles glané  au fil des « Clameurs ». Non, « la guerre des religions n’aurait pas lieu » (Raphaël Liogier). Non, comme l’écrivait au siècle précédent et déjà si lointain le  poète Ilarie Voronca, relayé avec fougue par Hubert Haddad : « rien n’obscurcira la beauté de ce monde » …

 

#clameursdijon