Quand les clameurs se sont tues…

Par Anne, 16 juin 2015

Rassemblant plus de 4 000 personnes, la 3e édition des rencontres littéraires Clameur(s) a résonné dans la ville de Dijon du 12 au 14 juin 2015, autour du thème « solidaires ».

Loin d’être un acte isolé, la programmation de Clameur(s) se construit tout au long de l’année au fil de la saison culturelle de la bibliothèque municipale, organisatrice des rencontres. La dynamique des bibliothécaires reste celle du développement de la lecture auprès d’un public souhaité toujours plus large. Clameur(s) a donné la parole aux auteurs, aux professionnels du livre, aux associations, aux artistes et au public en invitant chacun à débattre sur des sujets de société.

Quand les clameurs se sont tues…

Restent dans les mémoires les visages, les paroles, les échanges… et les livres à lire ! Toutes sortes de livres, vers lesquels se tourner, avec lesquels cheminer, dans lesquels se plonger. Car avec un bon livre, comme nous a dit l’un des lecteurs présents à ces rencontres, « on n’est jamais seul sur la route ».

Les grands moments de Clameur(s), cuvée 2015, une fois de plus, nous ont relancés sur cette route : la disponibilité rieuse et pudique de François Bégaudeau, l’étonnant dialogue entre Leili Anvar, la passeuse des poètes mystiques de l’Islam, et Dom Olivier Quénardel, père abbé de Cîteaux, sorti pour nous de sa clôture monastique… Sans oublier l’Ukraine en souffrance dont l’immense Andreï Kourkov et les images puissantes de Guillaume Herbaut nous montrent combien elle nous est proche.

Moments de partage, face aux bonheurs et aux dérèglements d’un monde dont les repères nous échappent, tandis que les liens traditionnels se dénouent, et que d’autres se nouent par-delà les frontières.

Moments de rire aussi, à l’occasion des Plaidoiries pour un polar et de leurs effets de manche bouffons pour un seul acquitté au final : Nicolas Lebel.

Nos Clameur(s) 2015, échappant bravement aux orages redoutés dont parlait Chateaubriand, n’ont pas non plus oublié la poésie, son rôle fédérateur illustré par Jean-Pierre Siméon, qui proclame (non sans un sourire, relayé par l’étonnant performeur Romain Moretto) que la « poésie sauvera le monde ! ».

Ce qui sauve le monde, c’est peut-être justement cette possibilité offerte à tout instant, et notamment par la lecture, partage silencieux, de changer de point de vue, d’approfondir nos réflexions, nos révoltes, nos attentes. De faire société, en somme.

Le public était au rendez-vous, captivé, curieux, critique, et les nombreux auteurs sont repartis ravis !

Rendez-vous pour Clameur(s) 2016 au carrefour des routes et des chemins secrets de nos imaginaires.

Un grand merci à tous ceux qui ont participé !

L’équipe de Clameur(s)


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