Rencontre Bachi © S. Fouillot-Bon

Les Justes, ou les trous noirs de l’Histoire

Par Anne, 14 juin 2015

[Ça s’est passé dimanche 14 juin] Retour sur la rencontre avec Salim Bachi, animée par Tewfik Hakem.

Lors de cette rencontre, Salim Bachi aborde le travail littéraire effectué dans son dernier roman Le consul. S’appuyant sur des données authentiques, il se glisse dans la peau d’Aristides de Sousa Mendes, consul du Portugal à Bordeaux en juin 1940, qui sauva plus de 30 000 réfugiés en leur délivrant illégalement un visa. L’auteur lui laisse la parole, mêlant au récit une part de fiction puisque ce roman biographique est une longue lettre du consul adressée à sa maîtresse.

Frappé par le destin tragique de cet homme hors-norme tombé dans l’oubli, reconnu comme « Juste » en 1966 seulement, Salim Bachi met en lumière les motivations de Sousa Mendes et avoue n’avoir pas cherché à raccrocher cette histoire aux événements actuels.

Le point commun avec ses autres romans biographiques écrits à la première personne, comme Moi, Khaled Kelkal ou Le dernier été d’un jeune homme sur la jeunesse algéroise de Camus : la fascination pour ces êtres humains qui, dans un contexte social et politique particulier, voient leur vie basculer et les pousser à l’action. Dans le cas de Sousa Mendes, c’est avoir su dire non, avoir désobéi et agi selon sa conscience pour sauver des milliers d’hommes. Une belle leçon d’humanité…

Reporter Clameur(s) : Martine


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