Rencontre Friot © A. Hurter

Au service des mots

Par Anne, 14 juin 2015

[Ça s’est passé dimanche 14 juin] Retour sur la rencontre jeunesse avec Bernard Friot, animée par Claire Delbard.

Bernard Friot présente entre autres particularités d’avoir plusieurs casquettes littéraires : auteur pour la jeunesse, traducteur après avoir été enseignant et formateur. Quand on lui demande ce qui lui a fait choisir de se lancer dans l’écriture, il répond qu’être auteur ce n’était ni son métier, ni son rêve, c’est seulement le prolongement de son travail d’enseignant.

La thématique de Clameur(s) 2015, « solidaires », l’inspire dans la mesure où elle représente pour lui le partage de biens et de connaissances. Il regrette la hausse des inégalités culturelles dont l’école participe : « il faudrait que les enfants choisissent de lire ou ne pas lire et non par défaut comme l’impose l’école française », dit-il.

Bernard Friot préfère souvent un format court dans l’écriture pour permettre une expérience de lecture concentrée et lorsqu’il propose des thématiques comme celle des sans-papiers, ce n’est pas une invitation à la désobéissance. Il est tourmenté par cette question mais dit ne pas avoir à dicter une posture et ne pas avoir de solution, même si en réalité, la fiction peut en être une.

Lorsqu’on lui demande quelle est la fonction de la littérature, l’auteur répond qu’elle produit des éléments communs à partager. Et concernant la littérature jeunesse, celle-ci est là pour tous et pour transmettre toute la littérature. C’est ainsi qu’il peut écrire des livres traitant de la violence, persuadé que l’enfant-lecteur filtre ses lectures et prend ce qu’il a à prendre. La littérature exprime les tensions et la lecture peut être guidée. Susciter le dialogue permet le débat.

Reporter Clameur(s) : Sophie


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