Rencontre avec Jim Fergus et Guillaume Monod

Par Anne, 17 juin 2014

Avec cette rencontre qui concluait la manifestation, Clameur(s) a enregistré une participation du public dépassant les 90 personnes. Comment guérit-on de son passé ? Que connaît-on vraiment de soi-même ? À travers l’écriture de Marie-Blanche, Jim Fergus raconte la folie qui abîme le destin de toute une descendance. Son enquête familiale l’a amené à comprendre et pardonner. Guillaume Monod quant à lui, évoque l’histoire des silences, des non-dits, des mystères toxiques qui poussent à revenir sur les traces du passé. Dans Tiphaine ou le silence du moi, il nous explique comment l’enfant, victime d’un passé familial fait le choix de vivre et s’accommode face à l’horreur.

Tous les deux reconnaissent cette fonction cathartique de l’écriture : l’un écrit avec le cœur et invente sa vérité en écrivant sa propre fin, l’autre se déleste des histoires insoutenables et douloureuses, en brisant le silence des tabous et des secrets familiaux.

Le public a énormément réagi sur ces problématiques familiales.

Jim Fergus, par son humour et son autodérision a su alléger le tour pédopsychologique qu’aurait pu prendre l’échange. Guillaume Monod, citant Faulkner, « le passé ne meurt jamais. Il n’est même pas passé » nous aide à choisir une voie de guérison. Médecin, il invite à développer des ressources personnelles plutôt que de donner des solutions. Il n’y a pas de déterminisme : chacun peut s’émanciper et changer son destin.