Passage en revue – Rencontre avec Jeanne Faton, Présidente des éditions Faton, rédactrice en chef des revues d’art du groupe

En dialogue avec Marie Hélène Fraïssé, conseillère littéraire de Clameur(s)

Depuis près d’un demi-siècle les éditions Faton, basées à Dijon, cultivent la passion des arts et de leur histoire. Belles maquettes, textes soignés, plaisir des yeux : tout un éventail de publications (parmi lesquelles « L’objet d’art », « Les dossiers de l’ Art », « Art de l’enluminure »…) pour un vaste lectorat. La presse papier de qualité demeure décidément irremplaçable.
Pour fêter leur participation à Clameur(s), les Éditions Faton proposent un concours le dimanche 16 juin à l’Hôtel de Vogüé pour les plus petit.e.s.
A gagner : un abonnement à un périodique Faton et des livres à choisir parmi une sélection.

Domino d’art et de mots – Rencontre avec Béatrice Fontanel et Marie Sellier

Animée par Claire Delbard, médiatrice du livre

Et si on se promenait dans les collections du Musée des Beaux-Arts pendant qu’il est fermé ? C’est le projet original auquel 12 classes élémentaires de Dijon ont été conviées par la Bibliothèque municipale et les auteures Béatrice Fontanel et Marie Sellier. A partir de reproductions de certaines œuvres du MBA, les classes ont travaillé sur deux œuvres. Le principe ? Chaque enfant a réalisé son oeuvre d’art inspirée par l’artiste, l’univers ou le thème qu’il avait sous les yeux en assortissant sa réalisation plastique d’un texte écrit par ses soins.
Des moments forts, des rires, des jolies productions et c’est tout cela que nous vous proposons de découvrir.
Ouvrez grand les yeux et les oreilles pour admirer l’exposition de ces œuvres « miroir », écouter nos auteures, feuilleter le livret de restitution et découvrir le film retraçant ce périple artistique et humain.
Les écoles élémentaires participantes : Alsace, Beaumarchais,
Champollion, Champs-Perdrix, Dampierre, Nord, Paulette Lévy,
Saint-Dominique, Valendons, Voltaire

Tout public

« Dans ce monde-là, vois-tu, on rit, on pleure, on aime de tout son cœur. On écoute le silence de la nuit, on fait le gros dos, on rêve du calme après la tempête… C’est le monde des peintres d’hier et d’aujourd’hui, de ceux qui font bouger la vie en grand ou en petit. »
Marie Sellier, La peinture, entrée libre, Nathan, 2012

« Les hommes de la préhistoire n’hésitent pas à s’enfoncer profondément sous la terre pour recouvrir les galeries d’animaux sauvages… Des millénaires plus tard, l’artiste Pablo Picasso s’exclamera au sujet des ces peintures préhistoriques : ‘nous n’avons donc rien inventé !’. »
Béatrice Fontanel, Le monde en 100 oeuvres d’art, Seuil jeunesse, 2018

Dire et lire l’art – les plus mémorables rencontres entre artistes et écrivains – Rencontre de clôture avec Guillaume Cassegrain, Pascal Commère et Pascal Dethurens

Animée par Marie-Madeleine Rigopoulos, critique littéraire

Dans la vie du regard, rien ne saurait remplacer la présence effective d’une oeuvre. Il est cependant des textes particulièrement éclairants pour le regardeur… ainsi que des rencontres inoubliables comme celle de Zola et de Manet, de Reverdy et de Picasso. Pascal Commère, poète, célèbre la tradition du livre d’artiste, que Pascal Dethurens inclut dans une aventure plus large consistant à Écrire la peinture – De Diderot à Quignard (Citadelles et Mazenod)… Tandis que Guillaume Cassegrain nous livre un florilège sur Michel-Ange (Hazan), vu et commenté par ses contemporains.

« Crayonné paysage, les lignes emmêlées qui repassent, s’acceptant se niant. Qui modèle, quel souffle toujours s’use, toujours tempère l’érosion diurne, qui assiège ? »
Pascal Commère, Des laines qui éclairent, Obsidiane, 2012

« De tableau en tableau, d’oeuvre en oeuvre, on voudrait donc découvrir de quelle manière s’est inventé et peu à peu développé, dans notre culture européenne, l’un des emblèmes de cette culture précisément, le portrait de l’homme aux livres ».
Pascal Dethurens, Eloge du livre, Hazan, 2018

Durée : environ 1h30 // Ados-adultes

Une auteure au musée : conversation au détour d’une oeuvre – Florence Delay

Florence Delay vous propose de la rencontrer autour d’une oeuvre du Musée des Beaux-Arts qu’elle affectionne tout particulièrement. Laissez-vous guider, surprendre à ce rendez-vous pour « entendre-voir » la littérature et l’art autrement.

Durée : environ 1h // Ados-adultes
Gratuit, nombre de places limité, réservation obligatoire à partir du 3 juin au 03 80 48 88 77
Rendez-vous à l’accueil du Musée des Beaux-Arts

Arts de la rue, arts en marge – Rencontre avec Lokiss et Martine Lusardy

Animée par Élise Lépine, journaliste littéraire

Ils créent à partir de trois fois rien, peignent de leurs doigts, composent d’étonnantes mosaïques d’assiettes brisées… Saluons cet Art Brut (Citadelles et Mazenod), si longtemps méprisé, dont Martine Lusardy retrace l’histoire. Sachons aussi regarder d’un autre oeil les murs de nos villes, en compagnie de Lokiss, artiste et historien du Graffiti dont il célèbre les 50 ans d’interventions urbaines (Hazan). Étonnant parcours, de la rue jusqu’aux cimaises des galeries les mieux cotées.

« Comment un art de la signature, d’abord localisé, a-t-il pu, en une douzaine d’année, envahir le monde et susciter des développements typographiques aussi poussés et originaux ?(…)»
Lokiss, Graffiti, 50 ans d’interactions urbaines, Hazan, 2018

« Hier confidentiel, aujourd’hui consacré, institutionnalisé et médiatisé, l’art brut a une histoire et la réalité qu’il recouvre échappe à son inventeur et théoricien. »
Martine Lusardy, L’art brut, Citadelles et Mazenod, 2018

Durée : environ 1h30 // Ados-adultes

Voir, savoir – Rencontre avec Pascal Bonafoux et Florence Delay

Animée par Marie-Madeleine Rigopoulos, critique littéraire

Si les saintes de Zurbaran sont vêtues d’étoffes somptueuses, c’est qu’elles ne sont déjà plus de ce monde. Leurs robes moirées cousent bord à bord l’ici-bas et le ciel promis. Florence Delay, dans Haute couture (Gallimard), interprète ainsi la virtuosité picturale du grand maître du Siècle d’Or espagnol. Mieux informer nos regards, telle est la démarche constante de l’historien d’art Pascal Bonafoux. Sa série Les cent tableaux qui racontent… (Chêne) nous guide dans l’atelier des grands maîtres et éclaire la genèse de leurs œuvres.

Durée : environ 1h30 // Ados-adultes

« La fronde est menée par le jeune Alonso Cano, fils d’un sculpteur connu de Grenade, arrivé lui à Séville à l’âge de 13 ans et ayant intégré l’atelier de Pacheco, dépité que l’obscur provincial ne fût pas soumis à la loi commune. Bref, aux yeux de ceux qui mesurent tout à l’aune italienne, le futur « Michel-Ange espagnol » prenait fait et cause contre le futur « Caravage espagnol » ! »
Florence Delay, Haute couture, Gallimard, 2018

Égéries et modèles - Rencontre avec Rebecca Benhamou et Sarah Manigne

Animée par Tewfik Hakem, journaliste et producteur

Pas facile de vivre à l’ombre d’un grand artiste et de tracer sa route à soi. Dans son roman L’atelier (Mercure de France), Sarah Manigne raconte le chemin de solitude d’Odile, qu’un jour son père, peintre célèbre, décide de portraiturer.
Dans les coulisses de l’art, bien des rêves se brisent… Le Paris flamboyant de Montparnasse, puis les terribles années 40, ont vu passer Chana Orloff, égérie et artiste trop oubliée, que Rebecca Benhamou ressuscite dans L’horizon a pour elle dénoué sa ceinture (Fayard).

Durée : environ 1h30 // Ados-adultes

 » Pourtant il m’a invitée dans son atelier. Il a voulu que je pose. Il a pris ma main et m’a guidée jusqu’au sofa. C’est là qu’il peint depuis toujours. J’ai tremblé au début. C’est la première fois qu’il me dessine, la première fois qu’il me peint. A quoi vais-je ressembler ? »


Sarah Manigne,L’atelier, Mercure de France, 2018

 » Face aux odalisques, aux déesses, aux muses antiques, sous le regard des grands maîtres, Chana dessine une femme dont le haut du corps
s’affine et s’étire vers le ciel. »


Rebecca Benhamou, L’horizon a pour elle dénoué sa ceinture, Fayard, 2019

Une auteure au musée – Conversation au détour d’une oeuvre

Sophie Chauveau vous propose de la rencontrer autour d’une oeuvre du Musée Magnin.

Laissez-vous guider, surprendre à ce rendez-vous pour « entendre-voir » la littérature et l’art autrement.

Durée : environ 1h // Ados-adultes

Gratuit, réservation obligatoire au 03 80 67 11 10

Rendez-vous à l’accueil du Musée Magnin

Quand les artistes sortent de l’ombre – Rencontre avec Sophie Chauveau et Charlotte Guichard

Animée par Élise Lépine, journaliste littéraire

Longtemps les œuvres cachèrent l’artiste…Il fallut attendre la fin du XVIIIe Siècle pour que les peintres signent leurs tableaux, et « se fassent un nom », comme le démontre Charlotte Guichard dans son étude historique La griffe du peintre-essai sur la valeur de l’Art (Seuil). Pour les femmes artistes, le chemin vers la reconnaissance fut encore plus long… Sophie Chauveau raconte dans Sonia Delaunay – La vie magnifique (Tallandier), l’itinéraire de celle qui commença par s’effacer derrière la figure de son mari Robert mais finit par figurer au premier plan d’une modernité picturale qu’elle contribua à inventer.

Durée : environ 1h30 // Ados-adultes

« Membre à part entière de tous les grands
mouvements artistiques, et aussi mondains, elle
inventera la mode de son temps et lui conférera
son allure (…). »


Sophie Chauveau, Sonia Delaunay : la vie magnifique, Tallandier, 2019

Intimes rencontres par-delà le temps – Rencontre avec Camille De Villeneuve et Yasmine Ghata

Animée par Marie-Madeleine Rigopoulos, critique littéraire

Camille de Villeneuve, posant pour la première fois son regard sur un tableau de Rosso Fiorentino, sent que sa vie vient de basculer. Un véritable coup de foudre, suivi d’une longue enquête en empathie totale avec Rosso (L’Arpenteur) et avec sa flamboyante époque. Entre Siyah Qalam, peintre des cavaliers des steppes, et la romancière Yasmine Ghata, le lien s’établit via la propre fille de l’artiste, sortie des limbes pour venir raconter l’itinéraire de celui qu’on surnommera Le calame noir (Robert Laffont), et dont la perte l’a rendue inconsolable.

Durée : environ 1h30 // Ados-adultes

«Mon père avait atteint l’extrémité droite de son long rouleau, les personnages démoniaques y dansaient comme ils l’avaient fait sous nos yeux. Leurs corps abominables paraissaient tournoyer encore sur la surface lisse du papier lustré… Cette soirée m’avait changée à jamais.


Yasmine Ghata, Le calame noir, Robert Laffont, 2018

« Perier, le fournisseur de Rosso, est installé rue Vieille-du-Temple à l’endroit où le duc d’Orléans a été assassiné, parce que du sang des morts naissent les arts, c’est lui qui le martèle en dressant sa petite tête enrubannée de vieillard craintif au-dessus de son comptoir.


Camille De Villeneuve, Rosso, Gallimard (L’Arpenteur), 2018