Retour sur…les plaidoiries pour un polar – Et les gagnantes sont…

C’est autour d’un petit déjeuner, Cour de Flore, qu’a été dévoilé le nom de la lauréate du prix des Plaidoiries pour un polar. C’est Julie Ewa qui remporte le prix avec son roman Le gamin des ordures (Albin Michel, 2019). Maître Charlotte Stankiewicz, avocate au barreau de Dijon qui remporte quant à elle le prix de l’éloquence.

Communiqué – Dernière minute…

Plaidoiries pour un polar : Entrée libre dans la limite des places disponibles (jauge limitée salle de Flore)

Petit-déjeuner avec le.la lauréat.e du prix des plaidoiries pour un polar

Animée par Marie Vindy, romancière et chroniqueuse judiciaire

Après un procès mémorable, venez à la rencontre de celui.celle qui aura été acquitté.e. Moment d’échanges conviviaux en perspective !

Durée : environ 1h // Ados-adultes

Plaidoiries pour un polar

Avec les auteur.e.s : Samuel Delage, Julie Ewa, Hervé Jourdain, Elsa Roch

En partenariat avec le Barreau de Dijon et l’association 813

Merci à Jean-Eudes Cordelier, avocat au Barreau de Dijon et Marie Vindy, romancière et chroniqueuse judiciaire

Dernière minute : Entrée libre dans la limite des places disponibles (jauge limitée salle de Flore)

Quatre nouveaux suspects.e.s sont convoqués.e.s, en lieu et place publique pour répondre de leurs écrits devant la cour. Une cour impitoyable cela va sans dire, un procureur acharné, un jury « d’assises littéraires » qui tiendra compte de l’avis du public… Nos jeunes avocat.e.s commis d’office ont du souci à se faire !

Alors qui de Samuel Delage défendu par Paul Brocherieux, Julie Ewa défendue par Pierre-Vincent Conneault, Hervé Jourdain défendu par Charlotte Stankiewicz ou Elsa Roch défendue par Juliette Hebmann sera acquitté.e ?

Profitez du temps des délibérations dans le cadre d’une Cour de Bar rénovée, au cœur du Musée des Beaux-Arts, pour faire plus ample connaissance avec les accusés avant leur incarcération définitive.

Quant à l’acquitté.e, lauréat.e du prix des Plaidoiries, retrouvez-le dimanche au matin Cour de Flore à 10h.

ZZIIGG, dessinateur d’audience de son état, croquera les plaidoiries…
Graphiste, illustrateur, Zziigg est dessinateur d’audience depuis 10 ans. Ses aquarelles, que vous pouvez retrouver dans Le Bien Public, sont saisissantes de justesse. Observateur averti, il rend compte de ce qu’il voit avec humanité et neutralité.

Durée : 2h // Ados-adultes

« Le travail était remarquable et aurait pu être l’oeuvre d’un faussaire, mais c’était plus troublant que cela. Il y avait, dans cette peinture de chevalet, une matière qui semblait résister à tout ce qui se réclamait de la modernité. Un geste quasiment héroïque et d’une technicité vertigineuse. »


Samuel Delage,Arcanes Médicis, De Borée, 2018

« Depuis qu’elle avait obtenu un job de guide touristique, elle connaissait Bugrassot sur le bout des doigts : ses artères pavées, ses bâtisses en briques rouges et moellons de pierre bleue, son abbaye ancestrale, ses fromageries artisanales et ses excellentes agences proposant des randonnées à dos d’âne.


Julie Ewa,Le gamin des ordures, Albin Michel, 2019

« Les flics haussèrent les sourcils. Dans leur job, on n’était jamais certain de grand-chose, à part du pire, toujours hautement probable. Mais ils avaient envie d’y croire là, gangrenés de fatigue, usés par cette chaleur vorace. »


Elsa Roch,Oublier nos promesses, Calmann-Lévy, 2018

« Depuis l’enquête menée sur l’homicide d’un marabout africain commis dans le quartier de la Goutte d’Or à Paris, le monde des amulettes et autres talismans d’Afrique de l’Ouest n’avait plus de secret pour le
commandant de police. »


Hervé Jourdain,Tu tairas tous les secrets, Fleuve éditions, 2018

Samuel Delage. Arcanes Médicis, Ed. De Borée (coll. Marge Noire), 2018

ROME, de nos jours. Alors que la nuit règne sur la Villa MEDICIS, l’un des artistes qu’elle abrite, Valente PEYRON, surprend un cambrioleur dans son atelier. La confrontation vire à la bousculade et le voleur s’enfuit avec un objet si cher au coeur de l’artiste que celui-ci se lance à la poursuite de l’Arsène LUPIN. Alors que PEYRON est sur le point de récupérer son bien, un coup violent l’envoie se fracasser le crâne sur la vasque de pierre de la fontaine. Si son corps est vite découvert le lendemain, ses yeux, eux, ont disparu. L’affaire s’annonce épineuse pour le commissaire CASTELLI d’autant que personne ne semble prêt à coopérer. Et encore moins Yvan SAUVAGE, l’Expert en art, dont la présence n’est pas due qu’à sa volonté de reconquérir l’historienne de l’art Marion EVANS, résidente de la Villa; il cache manifestement un bien plus sombre dessein.

ARCANES MEDICIS nous mets les nerfs à rude épreuve. Pourtant, pas de tension extrême dans ce roman, pas de rebondissements étonnants. Non, ce qui agace, c’est ce sentiment de tourner en rond – tout comme CASTELLI – dans votre recherche du coupable. Non pas que le récit soit ennuyeux, bien au contraire, c’est juste que Samuel DELAGE ne nous donne pas le moindre os à ronger et prend un malin plaisir à nous faire tourner bourrique. Le suspense est intenable.

ARCANES MEDICIS c’est d’abord un huis clos étouffant dans un décor pourtant idyllique, celui de la Villa MEDICIS à ROME. Le coupable est forcément dans ces murs, mais qui, pourquoi et comment? Parmi tous ces artistes logés à la Villa, chacun est suspect, à cause de cette aura de mystère qui entoure ces hommes et ces femmes fantasques, originaux, créatifs, incompris évoluant dans un monde à part.

« Arcanes Médicis » est un roman où le mystère, les secrets enfouis ainsi que les ombres sur les murs de la Villa Médicis chargée d’Histoire offrent un suspense des plus passionnant. »