Rencontre avec Sylvie Granotier, animée par Marie Vindy

Selon les dires de Sylvie Granotier « L’histoire doit se construire sur les fondements d’une violence originelle ». Quand une auteure de polar interroge une autre auteure de polar, bien évidemment on relève une inspiration similaire, la passion des tribunaux, des faits divers extraordinaires, sans solution.

Toutes deux font preuve d’une observation fine des prétoires ; des lieux qui deviennent des personnages à part entière, pour l’une la Creuse, pour l’autre la Haute-Marne. Mais chacune a sa propre inspiration. Et pour celle qui nous intéressait ce soir, Sylvie Granotier, le rapport au temps est fondamental dans sa narration. Depuis La Rigole du diable, Sylvie Granotier livre l’intimité familiale de Catherine Monsigny, cette avocate qu’elle veut « héroïne formidable et solitaire ». L’histoire doit se construire sur les fondements d’une violence originelle où s’entremêlent les petites histoires. Sylvie Granotier recherche un dessein dans l’incohérence des histoires sordides. Un participant a qualifié ces femmes de « lumineuses ».