Rencontre avec Didier Cornaille et Jérôme Luther Viret, animée par Nicolas Weill

Nous avons assisté à une rencontre très riche autour de la remise en question de l’histoire du droit familial depuis la Révolution française. Jérôme Luther Viret tient énormément à cet héritage qui privilégie l’effacement des coutumes et des privilèges au profit du principe d’égalité.
On parle d’exode rural, de la famille, du village comme unité de vie ; de l’héritage qui permet une continuité dans le temps et qui organise la cellule familiale villageoise.
Les formes de la famille ont changé, liées à des choix économiques et culturels. Avec la post-modernité on passe de la famille comme institution à la famille par choix. Comment penser la transmission, la place des femmes au sein du couple, la question de l’héritage ?
Didier Cornaille rappelle que la famille est une entité culturelle où se rejoignent des valeurs communes mais ne se constitue plus autour des raisons patrimoniales afin d’assurer des intérêts. L’envie d’être ensemble est à la base des familles modernes. On a pris acte de la fragilité du couple, de l’engagement qui peut être remis en cause mais on défend encore l’idée de soutien mutuel.
Le public présent (65 participants) a réagi sur le monde rural, sur le rôle des nourrices morvandelles, sur les néo-ruraux post 1968.
Le débat sur ces mutations familiales qui affectent les différentes classes sociales a suscité un vif intérêt.