Ce titre est le premier d’une collection liée aux « peurs ». Pierre Jourde s’y dévoile tétanisé par une peur d’enfance, celle de la maison vide, du clown ou des fantômes au fond du placard.

Dans un style ciselé et riche, il raconte cette angoisse de l’absence qui le taraude encore adulte, qu’il réside seul dans la maison familiale ou bien dans celle d’un ami. L’écriture le conduit à un retour sur sa vie, sur les lieux de son enfance, sur les sentiers de son adolescence afin d’exorciser ses peurs.

« La présence du grand-père nous menaçait peut-être parce que nous sentions obscurément la contradiction entre ce poids du passé dont nous avions hérité, avec les terres et les murs, et la rupture de la transmission qui s’était produite entre lui et nous. Le grand-père avait tourné le dos au village et à la maison. Il était parti à Paris, il y avait fait fortune, tout comme sa maîtresse, la mère de notre père […]. Le grand-père incarnait toute l’étrangeté obstinée de ces lieux pourtant familiers […]. A présent, le grand-père était définitivement de retour, côte à côte avec tous les autres, au cimetière, comme si quoi qu’il ait pu faire, c’est là qu’il avait toujours été, enfoncé dans la terre […] » (pp. 39-40).

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