Animée par Marie-Madeleine Rigopoulos, critique littéraire

Camille de Villeneuve, posant pour la première fois son regard sur un tableau de Rosso Fiorentino, sent que sa vie vient de basculer. Un véritable coup de foudre, suivi d’une longue enquête en empathie totale avec Rosso (L’Arpenteur) et avec sa flamboyante époque. Entre Siyah Qalam, peintre des cavaliers des steppes, et la romancière Yasmine Ghata, le lien s’établit via la propre fille de l’artiste, sortie des limbes pour venir raconter l’itinéraire de celui qu’on surnommera Le calame noir (Robert Laffont), et dont la perte l’a rendue inconsolable.

Durée : environ 1h30 // Ados-adultes

«Mon père avait atteint l’extrémité droite de son long rouleau, les personnages démoniaques y dansaient comme ils l’avaient fait sous nos yeux. Leurs corps abominables paraissaient tournoyer encore sur la surface lisse du papier lustré… Cette soirée m’avait changée à jamais.


Yasmine Ghata, Le calame noir, Robert Laffont, 2018

« Perier, le fournisseur de Rosso, est installé rue Vieille-du-Temple à l’endroit où le duc d’Orléans a été assassiné, parce que du sang des morts naissent les arts, c’est lui qui le martèle en dressant sa petite tête enrubannée de vieillard craintif au-dessus de son comptoir.


Camille De Villeneuve, Rosso, Gallimard (L’Arpenteur), 2018