Animée par Marie-Madeleine Rigopoulos, critique littéraire

Les doutes sur l’authenticité des œuvres minent le marché de l’art tout comme les collections les mieux établies. Harry Bellet, qui avoue avoir lui-même été trompé, mène l’enquête dans Faussaires illustres (Actes Sud) avec une verve réjouissante. La question du vrai et du faux hante également le roman de deux jeunes amis, peintres et écrivains, expérimentateurs tous azimuts, véritables Forçats de l’oeil (L’Olivier), dont Bruno Gibert décrit le parcours extrême, suicidaire, dans un XXe siècle désenchanté.

Durée : environ 1h15 // Ados-adultes

« Parmi les milliers de faussaires passés, présents (et à venir), nous avons retenu non pas les « génies » (…) mais les inventifs, ceux qui ont fait preuve de créativité dans leur coupable profession. »


Harry BELLET, Faussaires illustres, Actes Sud, 2018

« Des voyeurs, nous l’étions tous les deux. Rien ne nous excitait plus que faire marcher notre regard. Nous autres, les artistes, étions les forçats de l’oeil. »


Bruno Gibert, Les forçats, Editions de L’Olivier, 2019