[Ça s’est passé samedi11 juin] Retour sur la rencontre avec Brigitte Giraud et Gaston Kelman animée par Nicolas Weill

« Le pain d’autrui est amer », c’est cette citation de Pétrarque lancée au début de la rencontre qui a posé le problème de l’altérité et du regard porté sur l’autre.

Gaston Kelman ne veut pas être vu comme une victime, il veut échanger avec l’autre pour le connaître et se faire connaître. Il réfute la notion d’exil et met en avant le choix du voyageur qui est partout chez lui sur la terre en tant qu’Homme. La migration est, selon lui, un phénomène individuel et c’est le pays d’arrivée qui en fait un problème collectif.

Pour Brigitte Giraud, la migration est une sorte de deuil, une métamorphose de son être, qui, comme l’écriture, lui permettra d’aller de l’avant et d’en sortir transformé. Le statut d’étranger peut aussi  donner une nouvelle forme de liberté sans les pesanteurs de son environnement quotidien.

Tous deux se rejoignent pour insister sur l’importance de l’apprentissage de la langue de l’Autre pour réussir une vie épanouissante faite de partage.

Cette rencontre a mis en évidence la personnalité chaleureuse et pleine d’humour de Gaston Kelman ainsi que la profondeur de l’engagement dans l’écriture de Brigitte Giraud.

 

Reporter Clameur(s) : Marie-France