Rencontre avec Alan Duff, animée par Marie Hélène Fraïssé et traduite par Danièle Pitavy

Écrivain néo-zélandais, né d’une mère maorie d’un père d’origine anglo-saxonne, Alan Duff évoque son enfance et sa jeunesse difficiles : maison de redressement, prison… C’est dans l’écriture qu’il va puiser pour se construire.

Dans ses romans, l’esclavage revient souvent en toile de fond : Alan Duff refuse que son peuple, brisé par l’histoire, se sente victime. Autre thème récurrent : la violence, moins présente aujourd’hui dans la société maorie, grâce à une jeune génération qui en a compris l’inutilité. L’auteur s’est battu toute sa vie mais a compris la nécessité de rejeter cette violence, la surmonter et puiser la force de se construire, porté par l’estime de soi-même.

La traductrice, passionnée par le travail de l’auteur, livre alors une analyse toute en finesse et sensibilité de son œuvre, émue par la tendresse remarquable, l’humanité, la finesse des dialogues qui côtoient l’implacable violence des textes.

La discussion aborde ensuite le dernier roman de l’auteur, Danny boy, dans lequel deux jeunes hommes issus de familles de truands vont prendre des chemins différents : l’un se bat pour devenir un homme respectable, l’autre poursuit la tradition familiale. Leur vie est déterminée par le choix qu’ils font à un moment donné : être triste ou être heureux, choix que fera l’auteur lui-même à 27 ans, à sa sortie d’une prison qui lui aura permis de découvrir la musique.

En conclusion, une œuvre qui dit la douleur et l’oppression, mais surtout porteuse d’espoir !

Rencontre avec Alan Duff, animée par Marie Hélène Fraïssé et traduite par Danièle Pitavy, ponctuée de lectures et d’extraits de L’âme des guerriers et Un père pour mes rêves, par le Collectif 7′ : Élisabeth Barbazin, Philippe Journo, qui a réuni 41 personnes hier soir, vendredi 13 juin, à 20h30, aux cuisines ducales.