Enfances recomposées : entre nostalgie et rejet

Par Martine, 17 juin 2014

Rencontre avec Anne Plantagenêt et Arnaud Dudek, animée par Louise Tourret.

Les Fuyants d’Arnaud Dudek, Trois jours à Oran d’Anne Plantagenêt : deux livres à la tonalité différente mais hantés tous les deux par les non-dits, source d’inspiration puisée dans leur propre histoire familiale.

En 2005, Anne Plantagenêt entraîne son père vers le pays de son enfance, l’Algérie, qu’il a quitté en 1961 ; c’est un travail de mémoire, qui ne tombe pas dans la nostalgie, un pas vers l’avant pour l’auteure lors de l’écriture de ce récit huit ans après le voyage.

Autre ton pour le roman d’Arnaud Dudek : pas de repère, ni chronologique, ni géographique, mais beaucoup d’humour et de vivacité pour décrire trois générations d’hommes qui passent leur temps à fuir, figures inspirés en partie, comme le souligne l’auteur, par son propre père, un « fuyant ».

Une rencontre placée sous le signe de l’émotion (surtout pour les rares personnes à savoir que le père d’Anne Plantagenêt était présent dans la salle), qui évoquera également le travail d’écriture avec un hommage tout particulier rendu à Jean-Marc Roberts, les influences littéraires de l’un et l’autre, les projets en cours, et fera la part belle aux questions ou témoignages des auditeurs.