[Ça s’est passé samedi11 juin] Retour sur la rencontre avec Nicole Lapierre animée par Marie-Madeleine Rigopoulos

Sa famille d’origine juive ayant été décimée pendant la seconde guerre mondiale, Nicole Lapierre a beaucoup travaillé sur la thématique de la mémoire et sur l’évolution historique de la mémoire de la Shoah. Elle n’aime pas l’expression « devoir de mémoire » qui se traduit par des commémorations figées ; pour elle, être fidèle à son père disparu en déportation, c’est être du côté de la solidarité, de l’engagement, de la vie,  comme l’indique le titre de son dernier livre : « Sauve qui peut la vie » . Elle se veut l’héritière d’une mémoire de lutte.

Pour elle,l’exil n’est pas forcément un mal en soi : « Partir c’est déverrouiller l’avenir » aussi parfois.  Pour elle, les migrants d’hier, comme ceux d’aujourd’hui, sont des héros : ils font preuve de détermination, de courage, d’espoir. Et si on les voit comme cela, notre regard sur eux va changer.

Reporter Clameur(s) : Marie-France