[Ça s’est passé samedi 13 juin] Retour sur la rencontre avec Jean-Pierre Siméon, Dominique Sampiero et Romain Moretto, animée par Julie Clarini.

Au moment de faire le compte-rendu de cette soirée, je m’interroge.
Tout était déjà dans la présentation
Tout ? Enfin, pas tout à fait, vraiment  !
Il manquait les gens qui sont venus en nombre (120 si le compte est bon),
il manquait les mots (qui parfois nous ont laissés sans voix),
il manquait les tilleuls de la cour d’honneur
(qui auraient pu être les tilleuls verts de la promenade d’Arthur, « Les tilleuls sentaient bon dans les bons soirs de juin »)
et il manquait surtout le silence.
Ce silence qui parlait à lui tout seul,
ce silence à peine troublé par le chant d’un merle.
Ce silence largement évoqué par
Jean-Pierre Siméon,
Dominique Sampiero
et Romain Moretto.

Après une première partie plus conventionnelle où les deux poètes invités ont évoqué tour à tour l’absence, la mort, l’inspiration qui les anime, leur façon de rencontrer le public, leur relation avec l’écriture, le rôle politique du poète, son langage, son attitude, sa liberté, son désir et après avoir dit que « la solidarité, on dirait un médicament » (Dominique Sampiero), les paroles se sont libérées, des hochements de tête (de texte ?) sont apparus dans le public, des sourires ont éclairé les visages, la magie de la poésie est devenue palpable et résonnait – peut-être – du côté de l’intime tout en se faisant universelle.
Jean-Pierre Siméon et Dominique Sampiero devenaient simplement complices et ont offert à tous ceux qui étaient là, sous les tilleuls, quelques vers de poètes pour partir en voyage. D’ailleurs l’un a dit « Trois vers (trois verres ?) et hop ! On est parti… ». Les mots se sont soulevés et nous ont emportés…

Puis est arrivé Romain Moretto, ou plus précisément, il est tombé. Tombé au pied de l’estrade. Une fois relevé et ayant fait le plein de provisions auprès de quelques spectateurs, il a parlé d’Arthur et de son silence. Le soir était tombé, une musique planait dans la cour, on aurait cru que les lumières soufflaient leurs mystères. Et il nous a embarqués encore une fois dans la magie, dans la force de la poésie et surtout dans son silence. Paradoxe des mots et de leur vie secrète !

Et puis, mardi, il est passé à la bibliothèque Centre-ville jeunesse rendre le livre de Jean-Pierre Siméon, Aïe ! un poète. Ça tombait bien ! Je lui ai demandé s’il pouvait me donner le texte qu’il avait lu et le lendemain, il arrivait dans ma messagerie (le texte, pas l’artiste dramatique dijonnais… mais sait-on jamais, avec la poésie, tout est possible…).
Alors, le voilà, parce que j’aurais été bien incapable de vous en rendre compte…

Rendez-vous compte par vous-même.

Reporter Clameur(s) : Anne


LIRE le texte de Romain Moretto « Je l’aime, elle m’éblouit, son visage c’est la poésie »

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Je l'aime © Romain Moretto

© Romain Moretto